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Jeu, Aoû

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Le système de santé belge est organisé en 3 niveaux différents :

L'idée derrière cette organisation est d'utiliser les services en fonction de la gravité de la maladie. La très grande majorité des maladies peuvent être traitées par le médecin généraliste et les services de première ligne.

Ainsi, la personne malade doit d'abord s'adresser aux services de première ligne et si ces services la réfèreront vers les niveaux de seconde et troisième ligne.

Par ailleurs, il existe des services d'hébergement et de soins pour des publics spécifiques comme les personnes âgés, les personnes handicapées, les personnes fragilisées.

Les services de soins de première ligne

Le médecin généraliste tip

En Belgique, on n'est pas obligé de s'enregistrer auprès d'un médecin généraliste, mais certains traitements médicaux ne peuvent être achetés et/ou remboursés que sur base d'une prescription médicale (ou ordonnance) obtenue auprès de ce dernier.

Toutefois, il est fortement recommandé à toute personne d'avoir un médecin généraliste et de préférence de garder le même pour qu'il puisse connaître l'état de santé du patient et le suivre.

Les médecins sont référencés dans l'annuaire des pages d'or ou sur internet mais il est plus aisé de trouver celui qu'il faut en demandant conseil à des amis, des voisins ou des collègues de travail. Beaucoup de médecins belges parlent anglais ou au moins le comprennent correctement

Avant de choisir il est conseillé de demander les horaires d'ouverture du cabinet et aussi s'il prend sur rendez-vous (afspraak), en consultation directe ou un mélange des deux (ce qui est le plus souvent le cas). Il est important également de demander au médecin s'il est conventionné et s'il pratique le tiers payant, c'est-à-dire que le patient ne paie que le ticket modérateur (partie non remboursée par la mutuelle. Pour les bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM), il est obligé de le pratiquer. S'il n'est pas conventionné, il faudra le plus souvent payer un supplément d'honoraires qui ne sera pas remboursé.

En général les médecins reçoivent sans rendez-vous à certaines heures et sur rendez-vous à d'autres. Lorsqu'il ne faut pas prendre rendez-vous, les patients doivent attendre dans la salle d'attente que cela soit leur tour. Cette attente peut être longue. Les personnes qui le souhaitent peuvent téléphoner pour prendre rendez-vous, généralement pour le jour même. Mais il faut également parfois attendre car le médecin peut avoir pris du retard avec d'autres patients.

La plupart des médecins généralistes font également des visites à domicile pour les patients qui ne peuvent pas se déplacer. Parfois, il faut appeler avant une certaine heure (9 heures par exemple), pour s'assurer un rendez-vous dans le planning de consultations à domicile du jour même. Certaines heures peuvent être réservées à ce type de consultations, comme d'autres pour les urgences. Les médecins ont en général peu d'heures pour les visites à domicile, il faut donc ne les appeler qu'en cas de réel besoin, quand on ne peut vraiment pas se déplacer.

conseil Conseil; il convient de demander à son nouveau médecin comment il fonctionne et ses préférences pour les rendez-vous et les consultations à domicile.

La majorité des médecins belges tiennent seuls leur cabinet, et n'ont pas d'assistante ni secrétaire pour noter les rendez-vous et prendre les appels, ce qui veut dire qu'ils répondent souvent au téléphone au milieu d'une consultation, ce qui peut être parfois dérangeant lorsque qu'on est en consultation.

Pour les personnes ayant besoin de voir un docteur en dehors des horaires de consultation, pendant les week-ends ou les vacances, le médecin généraliste a un répondeur ou un message vocal indiquant le nom et le numéro de téléphone du médecin de garde (wachtdienst). Il s'agit souvent d'un service de garde qui demandera au patient le motif de son appel et prendra contact avec le médecin de garde qui le rappellera éventuellement avant de passer pour poser plus de questions.

Les noms et numéros de téléphone des médecins de garde sont parfois indiqués dans la presse locale ou dans les guides municipaux mais il est souvent préférable d'appeler d'abord son médecin généraliste. Dans la majorité des cas, le médecin de garde aura accès aux fichiers de son médecin ou bien verra les préférences de son docteur pour un traitement en particulier.

Les cabinets sont généralement faits pour des consultations et des examens d'ordre général.

conseil Conseil; les personnes ayant besoin de se déshabiller pour un examen doivent s'habiller en conséquence car il est peu probable qu'on leur donne une blouse ou un vêtement pour se couvrir (pour une raison ou pour une autre, il y a tendance à faire froid dans les cabinets). Il est donc prudent de porter un vêtement ample à garder sur les épaules.)

Si le médecin estime qu'il est nécessaire de procéder à une analyse, un examen spécialisé ou un traitement par rayons x, il rédigera une ordonnance pour que les patients puissent la présenter à l'établissement approprié. Généralement il recommandera l'hôpital ou la clinique la plus proche ou la plus pratique pour le patient, même si celui-ci reste libre de choisir dans la majorité des cas.

Les résultats d'analyse sont envoyés directement à son médecin, bien que les patients puissent demander à ce qu'une copie leur soit envoyée (par la clinique ou par le docteur). Les résultats de rayons x, de scanners et de mammographies sont en général donnés au patient, accompagnés d'une brève description des résultats.

conseil Conseil; il faut emmener les résultats d'analyse avec soi lors des consultations suivant l'examen chez son médecin et les garder dans son dossier médical au cas où on les demanderait à nouveau par la suite. Si le médecin fait une injection à partir de sa propre réserve de vaccins, il donnera au patient une ordonnance à utiliser dans une pharmacie pour procéder à son remplacement dans le stock du médecin.

Il est habituel en Belgique de payer directement son docteur pour les consultations normales et chaque soin reçu. En général, les médecins acceptent uniquement les règlements en espèces ou par carte bancaire. Les cliniques et les pharmacies peuvent accepter les cartes de crédit, mais pas toutes. Le patient recevra un reçu qui est aussi une pièce nécessaire pour demander un remboursement.

Si le patient est couvert par un organisme privé, en particulier celui pour les expatriés, il devra vérifier qu'il a pris connaissance des informations et justificatifs dont il a besoin pour toute demande de remboursement. Dans beaucoup de situations, l'assureur exige des justificatifs prouvant les soins reçus ou indiquant un diagnostic précis, une condition qui peut ne pas figurer sur un formulaire classique de sécurité sociale.

En Belgique, les médecins (ou artsen) sont très bien qualifiés, ils ont reçu une formation de neuf ans minimum dans le cas d'un médecin généraliste et parfois de plus de douze ans dans le cas des spécialistes. Il est demandé à ceux-ci de suivre une formation complémentaire chaque année pour se tenir au courant des évolutions de la médecine.

Lors des consultations il est possible pour les patients de poser toutes les questions qu'ils se posent sur leur maladie ainsi que de demander des explications sur les traitements ou examens prescrits, et il est même recommandé de le faire.

Les postes médicaux de garde tip

Les personnes ayant besoin d'un médecin en dehors des heures de consultations ou de visite à domicile (nuit, week-end et férié) et pouvant se déplacer peuvent se rendre dans les postes médicaux de garde fixes. Ce sont des centres de consultation d'urgence en médecine générale pour les problèmes qui ne nécessitent pas de se rendre aux urgences d'un hôpital.

Les pharmacies

Si le médecin prescrit des médicaments il remettra une prescription (ou ordonnance) au patient pour qu'il puisse se rendre à la pharmacie. Cette prescription est obligatoire pour l'obtention de la plupart des médicaments. Le patient peut demander au médecin de lui recommander une pharmacie ou aller qui soit la plus près de chez lui. Il est recommandé d'aller toujours à la même pharmacie, cela peut-être utile pour des conseils ou des dépannages.

Les pharmacies de garde tip

Il existe un service de garde assuré par les pharmacies les nuits, les week-ends et les jours fériés.

À Bruxelles, seules douze pharmacies sur les vingt-quatre pharmacies de garde restent accessibles au-delà de 23 heures. Ces officines sont réparties dans la ville pour qu'au moins l'une d'entre elles soit située à moins de cinq kilomètres de l'adresse du patient.

Les tableaux de garde affichés en vitrine des pharmacies n'indiquent que les pharmacies ouvertes jusqu'à 23 heures.

Pour les pharmacies de garde icon time entre 23 et 9 heures :

Les personnes affiliées à une mutuelle, doivent se munir de leur carte sis tip, isi+ ou de leur carte d'identité ou titre de séjour électronique.

La taxe de garde est de 4,22 € minimum, à payer une seule fois quel que soit le nombre de produits. Elle est due entre 19h et 8h en semaine et toute la journée le dimanche et les jours fériés. Elle est prise en charge par la mutualité lorsqu'il y a au moins une prescription (accompagnée de la carte d'identité ou du titre de séjour électronique) pour un médicament remboursé.

Les soins de première ligne

Certains soins, comme les soins infirmiers et la kinésithérapie sont également des soins de première ligne.

Les personnes nécessitant des soins infirmiers (pansement, injections, aide à la toilette,..) Après une hospitalisation, une opération ou un accident peuvent se rendre dans les dispensaires des hôpitaux mais peuvent aussi faire appel à un/e infirmier/e indépendant ou un service de soins infirmiers à domicile.

Il en va de même pour les soins de kinésithérapie : consultations à l'hôpital ou chez un/e kinésithérapeute en cabinet privé ou kinésithérapeute privé pour des visites à domicile.

Les soins à domicile s'adressent aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer. D'autres soins que les soins infirmiers et de kinésithérapie peuvent être dispensés à domicile. Il existe plusieurs services de soins à domicile auxquels on peut s'adresser mais il convient de se renseigner d'abord auprès de sa mutuelle qui peut avoir des accords avec certains prestataires de soins.

Les maisons médicales

Les maisons médicales (aussi appelées centres de santé intégrée) sont des espaces où travaillent plusieurs professionnels (médecins généralistes, kinésithérapeutes, infirmiers(ères), travailleurs sociaux, accueillant(e)s, professionnels de la santé mentale, etc…

Les maisons médicales se situent au niveau de la première ligne des services de santé c'est-à-dire des soins de santé primaires. Les soins de santé primaires constituent le premier type de soins que cherchent à obtenir les gens ayant besoin de services de santé.

Elles pratiquent une approche globale de la personne et de la santé. En ce sens, elles prennent en compte les aspects corporels, psycho-affectifs, relationnels, sociaux, culturels, etc… ainsi que l'individu dans son environnement.

Elles défendent une approche intégrée des soins de santé, qui a pour caractéristique de prendre en compte les aspects préventifs, curatifs, palliatifs et d'éducation à la santé.

L'approche continue des soins de santé est mise en avant également, de manière à atteindre un suivi cohérent des personnes. Ceci en opposition aux pratiques qui tendraient à morceler l'usager selon le type de problèmes de santé.

Elles veulent garantir l'accessibilité des soins de santé sans restriction, au point de vue financier, social, culturel et géographique.

La plupart des maisons médicales développe également des actions de santé communautaire. C'est-à-dire que leur action va au-delà du champ strictement médical. Il s'agit en premier lieu de viser l'amélioration de la qualité de vie, en renforçant les compétences naturelles des individus, et de la communauté. À ce niveau, l'intervention des professionnels doit être facilitatrice pour les groupes concernés par un problème de santé, en créant des espaces pour une prise de conscience des ressources des individus et du groupe. La collectivité y tient une grande place dans le cadre du développement de la santé. Tant le social, l'économique que l'environnemental les amènent à travailler en réseau avec le tissu social et associatif ou avec les organismes compétents en matière de santé.

Les maisons médicales ont le plus souvent un mode de paiement au forfait qui est un système mis en place entre les maisons médicales, l'INAMI et les mutuelles, qui exonèrent les personnes qui s'abonnent du ticket modérateur.

Un contrat est signé entre ces différents acteurs et la personne. En pratique, l'organisme assureur paye tous les mois une somme forfaitaire pour cette personne abonnée, qu'elle vienne en consultation ou pas. Cette somme est peu importante pour une personne en bonne santé, plus élevée pour des personnes ayant des problèmes de santé ou pour les personnes âgées. 

Le forfait couvre les consultations et les visites à domicile des médecins généralistes, des infirmiers et des kinésithérapeutes, ainsi que l'accès à toutes les activités de prévention et de promotion de la santé.

attention Attention; les personnes abonnées dans une maison médicale qui fonctionne au forfait et qui s'adressent à un médecin, un kinésithérapeute ou un infirmier en dehors de la maison médicale ne seront pas remboursées. Dans certains cas particuliers, un remboursement est néanmoins assuré par la maison de médicale.

Les patients peuvent résilier le contrat lorsqu'ils le souhaitent, toutefois le désabonnement n'est pas effectif immédiatement (il faut compter un mois à un mois et demi). Et durant cette période, les patients qui s'adressent à un médecin, un kinésithérapeute ou un infirmier en dehors de la maison médicale vous ne serez pas remboursé.

Dans les maisons médicales qui ne pratiquent pas le forfait, le paiement se fait à l'acte, c'est-à-dire à chaque consultation, mais toutes les maisons médicales pratiquent le tiers payant et l'aide médicale urgente (amu).

Les soins dentaires tip

Les soins dentaires sont réalisés par les dentistes le plus souvent dans des cabinets privés.

Les mutuelles remboursent intégralement les soins dentaires de base des enfants de moins de 18 ans. Attention, si le dentiste ne respecte pas les tarifs convenus avec les mutualités une partie reste à charge du patient.

Ces examens de base sont : l'examen buccal, le détartrage, l'obturation ou restauration dentaire, le traitement du canal radiculaire et les extractions.

Les appareils et autres soins orthodontiques pour les enfants sont remboursés partiellement.

Pour les adultes, les soins dentaires ne sont remboursés qu'en partie. Les mutuelles proposent des assurances facultatives pour ce type de soins, et toutes ne proposent pas la même chose, il convient donc se renseigner. Depuis 2016, un meilleur remboursement est prévu pour les personnes qui se rendent au moins une fois par an chez le dentiste. Il s'agit du «trajet de soins buccaux ».

Le plus souvent, il faut d'abord payer le dentiste et ensuite envoyer «l'attestation de soins donnés» à la mutualité pour remboursement. Certains dentistes appliquent le régime du tiers payant. Dans ce cas, le dentiste règle les paiements directement avec la mutualité et il ne faut rien payer au dentiste. Il convient de demander au dentiste s'il applique ce régime : dans certains cas, les dentistes ne peuvent pas l'appliquer.

Les services de prévention

En Belgique la politique de santé inclut des services de prévention dont le but est de prévenir la survenue de maladies ou des complications liées aux maladies ou aux traitements.

La prévention en médecine générale

C'est d'abord le médecin généraliste qui s'occupe d'un certain nombre d'aspects de la prévention, au travers de la surveillance de de l'état de santé des patients, de conseils, d'examens biologiques ou radiologiques de dépistage, etc…

Le médecin généraliste qui gère le dossier médical global (DMG) peut parcourir 1 fois par an ce dossier avec les patients entre 45 et 75 ans (qui ont un DMG), sur la base d'une checklist, et prendre certaines mesures de prévention nécessaires.

Parmi les mesures importantes en matière de prévention générale :

  • Vaccination : chez l'enfant (calendrier des vaccinations chez l'enfant) et chez l'adulte (tuberculose, tétanos, grippe, etc…)
  • Prévention des maladies cardio-vasculaires par la diminution ou l'élimination de facteurs de risque: arrêt du tabac, régime alimentaire sain, activités physique
  • Prévention du diabète et de l'obésité: régime alimentaire sain
  • Dépistage des cancers : mammo-test, frottis vaginaux, dépistage cancer du côlon etc…
  • Prévention des assuétudes (tabac, alcool, drogue, médicaments, ..)

En donnant un traitement approprié, en demandant des examens complémentaires, le médecin généraliste fait également de la prévention car il prévient les éventuelles complications liées aux maladies que présentent les patients.

Les plannings familiaux tip

Ouverts à tous, les centres de planning familial sont des espaces de prévention, d'accueil et d'accompagnement sans réserve, préjugé ni restriction pour toutes questions liées aux domaines qui touchent à l'amour, à la sexualité, à la relation affective, au contrôle des naissances, etc.

Ces centres mettent à la disposition de tous, une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, gynécologues, psychologues, juristes, conseillers conjugaux, sexologues et assistants sociaux.

Les activités de ces centres sont :

  • Un accueil qui consiste essentiellement en : prise de rendez-vous, écoute, orientation, informations, pilule du lendemain, test de grossesse, etc. Les consultations médicales (toujours en rapport avec la gynéco.) : contraception, suivi de grossesse, dépistage, stérilité, ménopause, grossesse non-désirée, ivg, sexualité
  • Prévention et prise en charge des maladies sexuellement transmissibles (mst- sida)
  • Des animations de groupe sur la vie affective, sexuelle et relationnelle (travail de prévention)
  • Des consultations psychologiques et conjugales :
    • individuelles ou en couple
    • petite enfance et parentalité (0 - 6 ans)

Et parfois aussi

  • Des consultations sociales : aide ponctuelle, information, suivi social, endettement
  • Des médiations familiales
  • Des consultations juridiques : conseil et orientation sur le droit familial ou autre (séparation, divorce, filiation, droit des jeunes, baux,...)

Certains centres de planning familial pratiquent des interruptions volontaires de grossesse. Ceux qui ne les pratiquent pas, doivent réorienter les patientes.

L'interruption volontaire de grossesse est légale en Belgique, il s'agit là d'une mesure de prévention visant à réduire les grossesses non désirées et à prévenir les avortements clandestins présentant des risques très importants pour la santé des femmes. Il s'agit également d'un droit de la femme à disposer de son corps. Une femme peut avoir recours à une interruption volontaire de grossesse sans l'accord de son mari ou du père présumé de l'enfant.

L'accès à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse pour les mineurs d'âge est possible sans nécessiter l'accord des parents. Ces options sont considérées comme des mesures de prévention contre des grossesses non désirées qui présentent un risque pour la santé des adolescentes et des futurs nouveau-nés.

Les plannings familiaux mènent également des actions de prévention au niveau des écoles pour sensibiliser les jeunes et les préparer à consulter ultérieurement si des problèmes d'ordre sexuel ou affectif surviennent. En effet, l'éducation à la vie sexuelle et affective fait partie des missions de l'enseignement obligatoire.

La santé de la mère et de l'enfant

Grossesse et accouchement

L'objectif global de ce suivi est l'amélioration de l'état de santé des femmes enceintes, des mères et des nourrissons, la prévention des maladies et des complications. C'est aussi d'offrir de l'information et de promouvoir l'échange et le dialogue autour de la grossesse et de la parentalité.

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Le suivi prénatal

Il est important de commencer ce suivi le plus tôt possible afin de déterminer le plus précisément possible la date de début de grossesse, nécessaire pour le suivi de la croissance du fœtus et pour certains examens qui doivent se faire à des moments précis de la grossesse.

Lors de la déclaration de grossesse, la patiente recevra toutes les informations nécessaires concernant le suivi de sa grossesse auprès de son médecin.

Ce suivi est important car il ouvre des droits auprès de l'assurance maladie (allocation naissance) et par rapport au travail (congés pré et postnatal et protection de l'emploi).

La grossesse se compte à partir de la date des dernières règles, on parle donc de l'âge de la grossesse en semaines. Une grossesse dure en moyenne 41 semaines.

Le suivi prénatal se fait à raison d'une consultation par mois, jusqu'au 8ème mois, puis de deux consultations le dernier mois. Un suivi beaucoup plus rapproché est proposé aux femmes qui n'ont pas accouché à la date prévue.

Qui aller voir pour le suivi prénatal :

  • Son médecin généraliste, jusqu'au dernier trimestre. Celui-ci réfèrera la patiente vers un gynécologue pour le suivi en fin de grossesse et l'accouchement;
  • Ou une sage-femme, qui peut-être celle qui prépare et accompagne la patiente pour l'accouchement ;
  • Ou un gynécologue-obstétricien de son choix, qui procède à l'accouchement également. Il convient de vérifier dans quelle maternité il travaille ;
  • Les services de l'office de la naissance et de l'enfance (one).

Lors des consultations prénatales (CNP), les examens réalisés systématiquement seront, selon le moment de la grossesse :

  • Des examens sanguins dont certains doivent être faits en tout début de grossesse et d'autres à des dates précises.
  • Trois échographies durant la grossesse.

La première échographie entre 11 et 14 semaines de grossesse sert à dater la grossesse. La deuxième échographie « morphologique » a lieu entre 18 et 22 semaines, elle contrôle la formation des organes et dépiste des malformations éventuelles. La troisième échographie qui a lieu au cours du troisième trimestre contrôle la croissance et la position du bébé et le placenta. Les échographies en 3d ne sont pas nécessaires sauf pour certains des diagnostics médicaux en cas de malformation.

attention Attention; le gynécologue peut proposer de faire une échographie à chaque visite, il faut savoir que celles-ci, sauf s'il y a une réelle indication médicale, sera à charge de la patiente. Par ailleurs, il n'est pas nécessaire de faire une échographie tous les mois pour une grossesse normale.

Des cours de préparation à la naissance à partir du 7ème mois de grossesse sont également généralement proposés. Il est recommandé de suivre ces cours au cours desquels la sage-femme expliquera comment se déroulera l'accouchement et les premières semaines après la naissance et répondra à toutes les questions liées à la grossesse. Ces cours sont proposés dans les maternités, par des sages-femmes indépendantes et dans les services de l'ONE.

Les gynécologues et sage-femmes en cabinet privé et en clinique peuvent demander des suppléments d'honoraires s'ils ne sont pas conventionnés.

L'accouchement

La grande majorité des accouchements ont lieu en maternité. Il existe des maternités dans les hôpitaux et certaines cliniques. Pour choisir sa maternité, il convient de prendre des renseignements dans différentes maternités vers le 5ème- 6ème mois. La différence entre les maternités tient au type d'accueil et aux différentes modalités d'accouchement en cas d'accouchement normal. Toutes les maternités proposent l'accouchement sous péridurale.

Elles disposent toutes aussi des équipements et du personnel nécessaires pour la prise en charge des accouchements compliqués et des nouveaux-nés.

Il est également possible d'accoucher à domicile avec une sage-femme mais cela demande une préparation spécifique et aussi de s'assurer qu'à priori l'accouchement ne posera pas de problème. Il faut donc en discuter avec un gynécologue.

Le séjour à la maternité après l'accouchement est de 3 à 5 jours.

attention Attention; un supplément d'honoraire, non remboursé par la mutuelle, devra être payé aux gynécologues et sage-femmes qui ne sont pas conventionnés.

Le suivi post natal

Dès le retour à domicile, une sage-femme peut assurer des soins d'épisiotomie ou de suite de césarienne ainsi qu'un suivi de l'allaitement.

Une visite chez son médecin ou gynécologue est prévue environ un mois après l'accouchement.

Les femmes qui ont accouché ont également droit à des séances de kinésithérapie postnatale.

Celles qui s'adressent à un service de l'ONE bénéficieront de tout ce suivi, sans coût supplémentaire. Elles pourront également recevoir de nombreux conseils concernant la parentalité.

La naissance

La reconnaissance de l'enfant

La filiation des enfants pour les parents mariés est automatique : ils n'ont pas besoin de procéder à une reconnaissance et n'ont aucune démarche à effectuer pour établir la filiation de leur enfant.

Lorsque les parents ne sont pas mariés, la filiation maternelle automatique (pas besoin de faire une démarche de reconnaissance).

Par contre le père doit, lui, reconnaître l'enfant. Il peut le faire au moment de la déclaration de naissance, mais il est conseillé de faire une reconnaissance anticipée à l'administration communale de son domicile. Le père doit se munir de sa pièce d'identité et, dans certaines communes, d'un justificatif de domicile.

Pour les personnes en séjour illégal, la reconnaissance d'un enfant est parfois plus compliquée. Il est recommandé de s'informer auprès de services sociaux et juridiques spécialisés en droit des étrangers .

La déclaration de naissance tip

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La déclaration de naissance doit se faire dans les quinze jours (samedi, dimanche et jours fériés compris) suivant la naissance au service état civil de la commune où l'enfant est né. Dans certaines communes, la déclaration peut se faire à la maternité. Le jour de l'accouchement n'est pas inclus dans ce délai de 15 jours.

Les documents à présenter sont : le carnet de mariage des parents (s'ils sont mariés), la carte d'identité des parents, le constat de naissance fourni par la clinique et/ou la sage-femme.

L'administration communale délivre alors une attestation de naissance nécessaire pour les allocations familiales et la mutuelle.

Les parents peuvent choisir de donner à l'enfant le nom de famille de son père, de sa mère ou des deux, dans l'ordre choisi par ceux-ci.

Les parents choisissent librement le prénom ou les prénoms qu'ils veulent attribuer à l'enfant. Cependant, sur base de la loi du 15 mai 1987, l'officier de l'état civil ne peut recevoir dans l'acte de naissance des prénoms qui prêtent à confusion ou qui peuvent nuire à l'enfant ou à des tiers. L'officier de l'état civil ou son représentant peut ainsi être amené à refuser des prénoms qu'il jugerait insultants, odieux ou ridicules. En cas de refus d'un prénom par l'officier de l'état civil, les parents qui désirent malgré tout ainsi prénommer leur enfant doivent déposer un recours auprès d'un tribunal civil.

Les parents ont également un délai de 15 jours pour choisir le prénom de leur enfant.

Suivi du nourrisson et du jeune enfant tip

Les consultations organisées par l'ONE sont destinées aux enfants de 0 à 6 ans. Leur objectif est préventif. Elles visent à promouvoir la santé des enfants sains (et non soigner des enfants malades) et s'assurer que leur développement global se déroule de façon harmonieuse.

Les consultations pour enfants de l'ONE où travaillent en équipe, un médecin, un travailleur médico-social (TMS) et des bénévoles, sont des lieux ouverts à tous les parents et aux enfants jusque l'âge de six ans. Elles sont gratuites et se font sur rendez-vous après contact avec la consultation de son quartier.

Lors des consultations, l'équipe médico-sociale vérifie si l'enfant se développe bien, procède à différents dépistages (vue, audition, etc.) Et réalise les vaccinations. Ces professionnels répondent aussi aux questions concernant la santé et le développement de l'enfant, et donnent des conseils si nécessaire.

Cependant, aucun traitement ne sera prescrit. Ainsi, il ne faut pas présenter l'enfant malade en consultation à l'one mais prendre un rendez-vous avec son médecin traitant ou son pédiatre.

A chaque visite en consultation ONE, l'enfant est pesé et mesuré. La taille et le contour de son crâne (périmètre crânien) sont régulièrement mesurés.

Les valeurs enregistrées sont notées dans le dossier médical ainsi que dans le carnet de l'enfant [icon pdf ]. Ces mesures reportées sur les courbes de croissance permettent de suivre pas à pas l'évolution de sa croissance.

Les contrôles de l'évolution du poids et de la taille ont pour but de prévenir l'obésité ou l'insuffisance de poids. Ces mesures constituent une base de discussion à propos de l'alimentation, notamment si une prise de poids anormale est détectée.

La vaccination constitue un autre aspect important de la prévention chez les enfants : elle sert à éviter que les enfants ne développent certaines maladies, comme la tuberculose, la rougeole, la rubéole, etc..

Faire vacciner son enfant est aussi un acte solidaire. Plus la vaccination est généralisée, et moins le microbe a de chance de se propager. Il en résulte une protection indirecte des personnes qui ne peuvent recevoir le vaccin. A long terme, la vaccination permet de supprimer la circulation de certains microbes dans certains pays (comme le virus de la poliomyélite) ou plus rarement de voir disparaître certaines maladies (comme la variole).

La vaccination offre donc une protection à la fois individuelle et collective contre certaines maladies infectieuses.

En Belgique seul le vaccin contre la poliomyélite est légalement obligatoire. Les autres (diphtérie, tétanos, hépatite, etc.) Sont vivement recommandés. Toutefois pour que l'enfant soit admis dans une crèche ou une école il devra être vacciné contre la poliomyélite (polio), la diphtérie, la coqueluche, haemophilus influenzae de type b, la rougeole, la rubéole et les oreillons. Et contre l'hépatite b si la structure d'accueil dépend de la communauté flamande.

Ces vaccins sont réalisés selon un calendrier bien précis qu'il convient de suivre pour que la vaccination soit efficace. Il débute dès l'âge de 2 mois, suivant un calendrier précis que le médecin rappellera à l'occasion de chaque visite.

Les services d'accueil de la petite enfance

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Les parents, qui travaillent ou non, peuvent mettre leur enfant durant la journée dans une structure d'accueil collective (crèche) ou familiale (accueillante maternelle).

Il convient de s'y prendre très tôt pour trouver un milieu d'accueil et, dès le troisième mois de grossesse, de prendre contact avec une crèche ou une accueillante, afin d'y inscrire son futur bébé, et confirmer l'inscription au 7ème mois de grossesse

Pour plus d'informations: à la recherche d'un milieu d'accueil pour votre enfant [icon pdf ]

Les services de santé à l'école tip

Le suivi de la santé des enfants de l'one est relayé par les services de promotion de la santé à l'école (PSE).

Ces services au sein de l'école assurent :

  • Un point santé qui est une permanence gratuite et ouverte à tous qui assure la gestion des situations d'urgence et oriente les élèves vers un suivi médical curatif dans une totale confidentialité.
  • Le suivi médical des élèves qui comprend les bilans de santé individuels et le programme de vaccination. Ce suivi est effectué en collaboration avec les parents. Chaque élève bénéficie de plusieurs bilans de santé: 2 bilans en maternelle et 3 entre la première et la sixième année primaire. Des bilans de santé supplémentaires en raison de risques particuliers ou imprévisibles ainsi que pour renforcer l'égalité des chances en santé peuvent également avoir lieu.
  • La mise en place de programmes d'éducation pour la santé.
  • Un environnement scolaire favorable à la santé.

Dans les écoles il existe aussi des centres psycho-médico-sociaux (centre PMS) dont les missions sont d'aider les élèves à augmenter leurs chances en les aidant dans leur processus éducatif, notamment s'ils ont des difficultés scolaires, psychologiques ou familiales, et de les soutenir dans la construction de leur projet de vie et leur insertion professionnelle (notamment dans l'enseignement secondaire).

Les services de santé mentale

Un service de santé mentale (SSM) assure l'accueil, l'examen, le diagnostic, l'accompagnement et le traitement ambulatoire pour des problèmes psychiatriques, psychologiques ou psychosociaux d'enfants, adolescents et adultes.

Ce travail est accompli par une équipe pluridisciplinaire, comprenant des accueillants, des psychologues et psychothérapeutes, des psychiatres, des assistants sociaux, des logopèdes. Les consultations ont lieu de préférence sur rendez-vous.

Les tarifs appliqués tiennent généralement compte du niveau de revenus des personnes.

Les difficultés traitées peuvent se manifester sous différentes formes, par exemple :

  • Les difficultés d'adaptation sociale, scolaire, professionnelle,...
  • Des troubles comportementaux, psychosomatiques, du développement, de l'apprentissage,...
  • Des manifestations d'ennui, d'isolement, d'anxiété, de stress, de dépression,...
  • Des situations de maltraitance, de dépendance, d'abus sous toutes les formes,...
  • Des difficultés relationnelles, dans le couple, à l'école, au travail, dans la famille, entre amis,... .

Les centres de santé mentale organisent également des activités collectives de prévention et de promotion de la santé mentale.

Les services de deuxième et troisième ligne

Les médecins spécialistes

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Certains médecins sont spécialisés dans la prise en charge de maladies dans certains domaines : dermatologie, cardiologie, orthopédie, otorhinolaryngologie (ORL), gynécologie, etc…

Il est possible d'aller consulter directement un médecin spécialiste mais il est préférable de passer par son médecin généraliste, qui sera plus à même de juger si cela est nécessaire ou pas, et qui pourra recommander au patient l'un ou l'autre médecin spécialiste. En outre, ainsi il garde une connaissance de tous les éléments du dossier médical du patient. Par ailleurs, le fait de passer par un médecin généraliste permet d'obtenir un remboursement de la consultation du spécialiste plus élevé. Pour bénéficier de ce remboursement il faut demander une attestation au médecin généraliste.

Généralement il faut compter plusieurs jours ou semaines d'attente pour prendre rendez-vous avec un spécialiste, dont la plupart ne consultent que sur rendez-vous.

Les médecins spécialistes consultent en cabinet privé ou dans des hôpitaux ou cliniques. Là également il est important de demander si le médecin spécialiste est conventionné. S'il ne l'est pas -ce qui est plus souvent le cas que pour les médecins généralistes- il peut demander un supplément d'honoraires. En cabinet privé, la majorité des spécialistes ne pratiquent pas le tiers payant. Il vous faudra donc avancer la totalité de la consultation et vous faire rembourser après par votre mutuelle.

En ce qui concerne les consultations de spécialiste dans un hôpital, le tiers payant est généralement pratiqué, mais pas toujours. Il convient à nouveau de se renseigner avant.

Du fait que de nombreux spécialistes travaillent en cabinet privé et à l'hôpital ou en clinique, les personnes qui doivent se faire hospitaliser et qui souhaitent être suivies par leur médecin lors de l'hospitalisation devront se rendre dans l'hôpital ou la clinique où il travaille.

attention Attention; à l'hôpital, et pour être suivi par son médecin spécialiste, il faut demander un service personnalisé, c'est-à-dire payer un supplément d'honoraires qui peut, parfois être très important (jusqu'à 300% du tarif normal). Ces suppléments sont couverts dans le cadre d'une 'assurance hospitalisation', facultative mais pas dans le cadre d'une mutuelle classique. Par ailleurs, le coût d'une hospitalisation en clinique est plus élevé qu'à l'hôpital.

Le médecin généraliste qui envoie un patient chez un spécialiste reçoit généralement un rapport de ce dernier. Les patients qui consultent un médecin spécialiste d'eux-mêmes doivent généralement le lui demander.

Les hôpitaux

Les hôpitaux sont reconnaissables par le signe international d'un h blanc sur fond bleu.

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Les hôpitaux sont des services de santé de deuxième et troisième ligne, c'est-à-dire qu'ils prennent en charge des maladies qui ne peuvent pas être soignées seulement par un médecin généraliste.

Ils offrent des services d'hospitalisation de deuxième ligne en médecine, chirurgie, maternité… des consultations spécialisées, des examens complémentaires tels que des radiographies, des scanners, des examens de laboratoires etc… certains incluent des services de troisième ligne c'est-à-dire des services de diagnostic et de soins très spécialisés.

Ils ont un service d'urgence ouvert 24h/24h. Mais le premier réflexe de la personne malade doit être de consulter un médecin généraliste, le sien ou un médecin de garde, ou de se rendre dans un poste de garde de médecine générale. Les services d'urgence des hôpitaux doivent être réservés aux vraies urgences médicales et chirurgicales.

Il y a deux types d'hôpitaux en Belgique : des hôpitaux publics (ou ziekenhuis) et des hôpitaux privés appelés aussi cliniques (ou kliniek).

On distingue :

  • Les hôpitaux généraux qui offrent des services généraux de chirurgie et de médecine interne, et peuvent également offrir les services de gériatrie, de maternité, de pédiatrie et de neuropsychiatrie.
  • Les hôpitaux catégoriels, ou spécialisés, sont des hôpitaux plus petits qui offrent des soins spécifiques à un groupe-cible déterminé.
  • Les hôpitaux psychiatriques dispensent des traitements et des soins aux personnes atteintes de troubles psychiques graves.
  • Les hôpitaux universitaires offrent les mêmes services que les hôpitaux généraux en règle générale mais c'est en leur sein que sont admis les patients qui nécessitent un traitement très spécialisé. Ils ont également pour mission de contribuer à la formation des médecins et du personnel de santé, d'être actifs dans le domaine de la recherche scientifique et de participer au développement de nouvelles technologies.

La différence entre hôpitaux et cliniques ne réside pas en termes de services mais dans l'accueil des patients. En hôpital public, les patients sont soignés par le personnel de l'hôpital (et donc pas nécessairement par un médecin) et y séjournent dans une chambre à deux lits. Les patients peuvent demander un « régime personnalisé » : ils auront alors une chambre particulière et seront soignés par leur médecin.

attention Attention; cela occasionnera un supplément d'honoraires, qui peut être très important et qui ne sera pris en charge par la mutuelle que dans le cadre d'une assurance hospitalisation facultative.

En clinique privée, les patients sont soignés par leur médecin et peuvent bénéficier d'une chambre particulière.

attention Attention; beaucoup de cliniques et de médecins travaillant en clinique ne sont pas conventionnés et peuvent demander des suppléments d'honoraires. Il convient toujours de bien se renseigner avant l'hospitalisation.

La plupart du temps, l'hospitalisation est établie par le médecin généraliste ou le médecin spécialiste. Il peut exister une liste d'attente pour certains traitements et soins médicaux qui ne nécessitent pas d'intervention d'urgence.

Généralement, le médecin soignant, notamment les spécialistes qui travaillent dans un ou deux hôpitaux ou cliniques, dirigera ses patients vers ces établissements en fonction de leur pathologie et des soins qu'ils nécessitent. Le patient a toutefois le droit d'aller dans un autre établissement, où il bénéficiera de soins d'un autre médecin.

Quel que soit l'hôpital où se rend le patient, celui-ci doit présenter sa carte d'identité belge, son titre de séjour électronique pour étranger ou son passeport s'il dépend de la sécurité sociale, ou une attestation d'assurance s'il est couvert par un système d'assurance privé.

attention Attention; certains hôpitaux belges n'acceptent pas tous les types d'assurances. Il convient donc de vérifier cela à l'avance, dans la mesure du possible. Les patients peuvent se voir demander de payer un acompte lors de leur admission. Même si l'hôpital a un accord avec leur régime d'assurance pour un envoi direct de la feuille de soins, il peut être demandé aux patients de régler leur facture chaque semaine durant l'hospitalisation.

Les femmes sont admises dans les hôpitaux belges sous leur nom de jeune fille. Il faut donc veiller à connaître le nom de jeune fille d'une femme hospitalisée que l'on souhaite joindre ou à qui à qui l'on souhaite rendre visite.

C'est le médecin qui décide du moment de la sortie après un examen. Les personnes qui souhaitent quitter l'hôpital sans l'accord du personnel de celui-ci, doivent signer une décharge : ni le médecin ni l'hôpital ne sera alors tenu responsable en cas de complications.

De manière générale, le soin hospitalier est de très bonne qualité en Belgique, même si les pratiques peuvent varier d'un hôpital à l'autre et par rapport au pays d'origine des personnes étrangères.

En général les patients sont soignés par les professionnels en service et n'ont pas le choix d'être soignés spécifiquement par un homme ou par une femme.

Généralement il n'est pas accepté que les familles restent en permanence auprès de leur proche : il y a des heures de visite, généralement l'après-midi. Toutefois, dans certains cas et dans le cadre d'un régime personnalisé ou en clinique privée une personne proche peut être autorisée à rester. Dans les services pédiatriques, les parents peuvent souvent rester avec leurs enfants.

Les personnes qui se rendent à l'hôpital doivent emporter avec elles leur linge de nuit (pyjama, pantoufles) ainsi que leurs affaires de toilette (savon, shampooing, dentifrice, etc.), serviettes de bain et gant de toilette. Les personnes admises en urgence peuvent demander à un ami ou à un proche de leur apporter ces affaires. Elles auront souvent besoin d'un peu d'argent pour les appels téléphoniques, la télévision et dans certains cas l'eau minérale et autres produits délivrés par des entreprises privées à l'intérieur de l'hôpital. Dans certains hôpitaux, ces frais supplémentaires sont repris sur la facture d'hospitalisation.

Dans les centres hospitaliers universitaires et dans certains hôpitaux généraux et cliniques, les professionnels de santé seront accompagnés d'étudiants (médecins, infirmiers, sage-femme, kinésithérapeute, etc…), dont les patients ont le droit de refuser la présence si celle-ci les incommode.

Le transport en ambulance tip

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Les transports en ambulance ne sont pas systématiquement pris en charge par la mutuelle. L'assurance obligatoire ne les rembourse que s'ils sont considérés comme transports urgents et en général si ceux-ci sont assurés par un ambulancier agréé.

En cas de transport urgent en ambulance (100/112) en Belgique, l'assurance obligatoire rembourse 50 % des tarifs légaux, à savoir :

  • 60,50 € pour les 10 premiers kilomètres
  • 6,04 €/km à partir du 11ème km
  • 4,62 €/km à partir du 21ème km

Pour les transports non urgents, le remboursement dépend de sa mutuelle et il faut parfois payer une assurance facultative.

Dans certains cas, le transport de personnes atteintes de cancer peut être couvert par l'assurance obligatoire.

Services s'adressant à des publics spécifiques

La prise en charge des personnes âgées

Aide à domicile pour les personnes âgées tip

Il est possible pour les personnes âgées de continuer à vivre chez elles le plus longtemps possible. Dans ce cas, l'aide ou les soins à domicile peuvent s'avérer très utiles.

Pour cela, il est possible de faire appel à différents types d'aide et de soins à domicile:

  • Services d'accompagnement à domicile, travaux de nettoyage et d'aide-ménagère
  • Soins infirmiers et de kinésithérapie
  • Prêt de matériel
  • Services de garde, soins palliatifs
  • Service social
  • Livraison de repas
  • Service de dépannage
  • Systèmes d'alarme pour personnes
  • Coiffeur
A qui s'adresser pour recevoir l'aide et les soins à domicile ?

Il existe un réseau étendu de centres d'aide sociale locaux et régionaux pour l'aide et les soins à domicile. Les mutuelles et de nombreuses organisations offrent cette aide sociale.

La mutuelle rembourse une grande partie des frais pour bon nombre de ces soins. Les communautés, les régions et les CAPS fournissent également un certain nombre de services.

Enfin, les organisations du secteur privé interviennent également dans l'aide sociale. Tant dans le secteur public que privé, le coût dépend généralement des revenus des personnes faisant appel à ces services.

Structures d'accueil pour les personnes âgées tip

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Le maintien à domicile n'est cependant pas possible pour tous. En effet, l'intervention financière personnelle est une entrave sérieuse à cette gamme d'améliorations, l'absence d'un référent en étant une autre.

Reste alors à trouver des solutions de compromis qui se situent, entre autres, au sein des établissements d'hébergement.

Il existe différentes structures d'accueil pour les personnes âgées.

La maison de repos: il s'agit d'un établissement qui peut être public ou privé. Il doit être agréé par la région (wallonne, bruxelloise ou flamande).

Cette institution s'adresse à des personnes de plus de 60 ans qui y résident de façon habituelle. Dans les maisons de repos, le logement mais aussi les services collectifs, les aides à la vie journalière et si nécessaire des soins sont organisés.

La maison de repos et de soins consiste, la plupart du temps, en un certain nombre de lits (‘de soins') intégrés dans une maison de repos.

Ces "lits" sont réservés à des personnes fortement dépendantes ne nécessitant plus de soins aigus mais à l'égard desquelles une garantie d'encadrement supérieur est assurée.

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La résidence service propose le logement et des prestations "à la carte". Cette formule permet de garder une vie indépendante tout en garantissant la mise à disposition de services tels que par exemple les services repas.

Le centre de soins de jour: centre situé au sein d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins ou en liaison avec elle, où sont accueillies, pendant la journée, des personnes âgées de soixante ans au moins en perte d'autonomie, qui y bénéficient de soins familiaux et ménagers et, au besoin, d'une prise en charge thérapeutique et sociale.

Le centre de court séjour: établissement d'hébergement, médicalisé ou non, visant à assurer la sécurité matérielle, affective et psychologique des personnes âgées pour une durée de séjour qui peut varier de quelques jours à quelques semaines.

Le choix d'un établissement va dépendre de plusieurs facteurs : un problème de santé ou social est apparu subitement; la nécessité de quitter rapidement l'hôpital ou son domicile; les places disponibles dans les établissements; le type d'établissement souhaité; la politique des prix pratiqués; le niveau de confort proposé; la proximité du domicile ou de celui des enfants, etc.

Règle d'or: il convient d'essayer de faire son choix en dehors de toute urgence! Cela permet de prendre le temps de visiter plusieurs établissements, d'obtenir un maximum d'informations et de pouvoir ressentir l'atmosphère de la maison et, pour la personne âgée, de se faire doucement à l'idée de quitter son domicile pour la structure choisie.

Structures d'accueil pour les personnes handicapées tip.

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Il existe en Belgique, selon le degré du handicap et l'âge de la personne handicapée, des structures d'accueil adaptées aux besoins de chacun. Ces structures disposent d'équipes pluridisciplinaires assurant, selon les structures, des soins médicaux, psychologiques et éducatifs.

Malheureusement, parmi ces structures, peu prévoient l'accueil des personnes polyhandicapées et celles qui le prévoient sont limitées par un quota par catégorie de handicap. Il existe peu de places d'accueil pour les personnes de catégorie c (polyhandicap, autisme, et autre handicap de grande dépendance).

La recherche d'un centre représente une étape fastidieuse pour les familles. Il existe moins de places que de personnes qui en ont besoin, ce qui entraîne de longues listes d'attente. De plus, les démarches administratives peuvent être compliquées. Le soutien d'un service d'accompagnement ou d'une association peut s'avérer pertinent pour cette recherche.

L'accueil des enfants

Selon le degré du handicap et d'autonomie d'un enfant, celui-ci pourra s'intégrer au sein d'un établissement scolaire ordinaire, d'un établissement scolaire spécialisé ou d'un service d'accueil de jour. Ce dernier accueille des jeunes souffrant d'un handicap trop important pour être pris en charge par un établissement scolaire ordinaire ou spécial. Par ailleurs il existe des structures d'hébergement pour les enfants et les jeunes handicapés.

L'accueil des adultes handicapés

Comme pour les jeunes, il existe des services d'accueil spécialisés pour les personnes adultes souffrant d'un handicap. Dans ces services, les adultes handicapés sont pris en charge par une équipe spécialisée pour leur permettre de progresser, de s'épanouir et de s'intégrer plus facilement dans leur environnement.

Les structures d'accueil

Structures d'accueil de jour
Structures d'accueil d'hébergement

Des centres d'hébergement qui accueillent les personnes polyhandicapées existent également. Cependant, il va sans dire que les places sont rares malheureusement.

Il existe pour les enfants, et en projet pour les adultes, des maisons de répit qui offrent un accueil temporaire: la « villa indigo » à Evere (Bruxelles), la « villa rozenrood » à la côte belge, le « château cousin » en Wallonie…

Il existe également de nombreuses associations qui peuvent aider les familles de personnes handicapées elles sont parfois spécifiques à un handicap particulier.

Les listes des services et des associations sont reprises sur les sites suivants :

handicap.fgov.be - aperçu des institutions

Région Bruxelloise
Région wallonne

Autres publics

Personnes en exil

En Région Bruxelloise

Le service de santé mentale Ulysse a pour objet l'accueil et la prise en charge des personnes exilées, en précarité de séjour et en souffrance psychologique. Il propose également des initiatives en matière d'orientation vers des intervenants de première ligne (centre d'accueil, hébergement d'urgence, hôpitaux, cpas, écoles, services sociaux et juridiques) et des structures spécialisés en santé mentale.

Le centre de santé mentale « exil » est spécialisé dans la réhabilitation de réfugiés ayant été victimes de tortures et/ou de violence organisée dans leur pays d'origine. A travers une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle, composée de médecins, psychiatres, psychologues-psychothérapeutes et assistants sociaux, exil propose un accompagnement psycho-médico-social individuel, familial ou en groupe. Ils ont également un programme qui s'adresse aux mineurs non accompagnés.

En Wallonie

Certains services de santé mentale (SSM) mènent des initiatives spécifiques « Exil » (IS Exil) et sont spécialisés dans l’accompagnement thérapeutique des personnes étrangères et d’origine étrangère. Des équipes multidisciplinaires analysent des situations afin de poser un diagnostic dans les domaines de la santé mentale et proposent un traitement thérapeutique et/ou médical, notamment :

  • Clinique de l’Exil (SSM Provincial Namur - Avenue Reine Astrid, Namur)
  • Santé en exil (SSM Montignies-sur-Sambre, Charleroi)
  • Tabane (SSM Club André Baillon/asbl Tabane, Liège)

Services d'aides aux personnes toxicomanes

Ces services composés d'équipes multidisciplinaires spécialisées s'adressent à toute personne ayant des problèmes d'assuétude et proposent :

  • Un accueil et des interventions pluridisciplinaires pour toute personne vivant des difficultés liées à la consommation de produits psychotropes, de dépendance.
  • Un accompagnement social par les travailleurs sociaux : consultations sociales et soutien dans les démarches administratives.
  • Un accompagnement thérapeutique par des psychologues psychothérapeutes: entretiens individuels.
  • Un accompagnement médical par un médecin généraliste: consultations, sevrage physique avec produits de substitution ou non.

Les structures d'accueil médico-psycho-sociales

Différentes structures accueillent des personnes en difficultés en leur proposant un hébergement ou un accueil de jour, mais également un soutien médico-psycho-social, comme par exemple :

  • Les maisons maternelles pour des futures mamans et/ou des jeunes mamans en difficulté accompagnées d'enfants
  • Des structures d'hébergement pour des femmes victimes de violence conjugales

Coordonnées utiles

Infos sur la santé en général:

belgium.be - sante

health.belgium.be - sante

Pour trouver des services de santé

be.brussels - sante sécurité (Bruxelles)

socialsante.wallonie.be (Wallonie)

Pour trouver un médecin

medecinbelgique.com (Belgique)

famgb.be - trouver un medecin (Bruxelles)

Pour trouver une maison médicale / association de santé intégrée

spfb.brussels - Maisons medicales[icon pdf ] (Bruxelles)

socialsante.wallonie.be - Liste des ASI agreees[icon pdf ] (Wallonie)

maisonmedicale.org - Trouver une maison medicale (Bruxelles et Wallonie)

Pour trouver les postes ou services médicaux de garde (PMG)

health.belgium.be - services de garde (Belgique)

famgb.be - où trouver un poste medical de garde (Bruxelles)

Pour trouver une pharmacie

pharmacie.be (Belgique)

pharmacie.be - pharmacie de garde (Belgique)

 

Les services de secours

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Organisation Numéro Site Web
Médecin généraliste de garde icon phone 1733 health.belgium.be
Pompiers-Ambulance icon phone 100  
Police Fédérale icon phone 101 polfed.be
Croix Rouge icon phone 105 redcross.be
Télé-Accueil "Le sida, j’ose en parler" icon phone 107  
Child Focus icon phone 110 childfocus.be
Appel d’urgence européen icon phone 112 sos112.be
Diabète ligne info icon phone +32 (0)800 96 333  
Centre de prévention du suicide
(écoute 24h/24h, dans l’anonymat)
icon phone +32 (0)80 32 123 preventionsuicide.be
icon phone 112 (pour GSM)
Cancerphone icon phone +32 (0)800 15 801  

Autres numéros importants:

Organisation Numéro Site Web
Centre Antipoisons icon phone +32 (0)70/24 52 45 poisoncentre.be
SOS Viol icon phone +32 (0)2/354 36 36 sosviol.be
Centre des brûlés icon phone +32 (0)2/264 48 64 hopitalmilitaire.be

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